20 mars 2026
Les élections communales du 8 mars ont confirmé la forte prépondérance du mouvement CossEntente sur les institutions communales. La liste n°1 a obtenu 58 % des suffrages au Conseil communal et vu l'élection de ses cinq candidats à la Municipalité dès le premier tour. L'Entente dispose ainsi d'une légitimité forte pour gouverner et pourrait même, théoriquement, appliquer son programme sans concertation avec les autres groupes du Conseil communal.
Dans ce contexte, un élément mérite d'être relevé. La seule femme élue à la Municipalité est arrivée largement en tête du scrutin. Beaucoup ont légitimement pensé que ce résultat issu des urnes lui ouvrait une voie royale vers la syndicature. On peut également estimer que c'était la volonté d'une grande partie des 70 % d'électeurs qui ont inscrit son nom sur leur bulletin de vote.
L'annonce récente de son renoncement à se porter candidate à la syndicature, au nom de la « préservation de l'unité » de la Municipalité, nous interroge. Cossonay au Centre ne remet aucunement en question les qualités du futur syndic, mais aurait souhaité pouvoir entendre plusieurs candidatures et exprimer sa préférence à l'issue de cette consultation. Ce choix revient non seulement à reléguer au second plan la doyenne de la Municipalité et candidate la mieux élue, mais aussi à priver la population de Cossonay et d'Allens d'un débat salutaire sur la personne appelée à exercer la fonction de chef de l'exécutif communal.
Nous espérons sincèrement que cette manière de procéder ne préfigure pas les méthodes qui auront cours durant la législature à venir et invitons la première force politique de la commune à respecter sa promesse de campagne : « offrir à chacune et chacun le droit de s'exprimer et de voter selon ses valeurs, sans consigne ni pression ».
Thomas Sigrist,
Steve Corminboeuf,
Bruno Renié,
pour le groupe Cossonay au Centre